
Le 4 décembre 2025, Paris est devenue le centre de la coopération transfrontalière française. Sous l’égide de la Mission Opérationnelle Transfrontalière (MOT), ces premières Assises nationales ont marqué une étape décisive pour l’avenir des zones frontalières, avec une participation de Maison de l’Europe Pyrénées-Orientales, représentée par son président et des acteurs de l’espace catalan.
Créée en 1997 par le gouvernement français, la Mission Opérationnelle Transfrontalière (MOT) est aujourd’hui l’acteur pour accompagner les porteurs de projets et veiller aux intérêts des territoires de l’ombre de la frontière. Son réseau, riche de régions, départements et communes, compte parmi ses membres actifs le Département des Pyrénées-Orientales, Perpignan Méditerranée Métropole, ainsi que le GECT Hôpital de Cerdagne.
L’ouverture des travaux a été assurée par Frédéric Cholé, Délégué pour les collectivités territoriales au Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, et Christian Dupessey, Président de la MOT.
La première table ronde, intitulée Entre court-terme et long-terme, agir pour le quotidien et préparer les transitions, a permis de dresser un diagnostic lucide des enjeux actuels : mobilité, emploi, santé et environnement.
Un des moments forts de la journée a été l’intervention de Nicolas Garcia, Vice-président de la MOT et Président de la commission Transfrontalier et Catalanité au Conseil départemental. Mettant en avant son expertise de Président de l’Institut Franco-Catalan Transfrontalier, il a détaillé les actions concrètes menées entre la Province de Gérone et les Pyrénées-Orientales. Il a notamment mis en lumière :
- Le dispositif ESCAT : Un outil exemplaire de coopération entre universités pour favoriser la mobilité étudiante et la reconnaissance des parcours de part et d’autre de la frontière.
- La citoyenneté active : Comment transformer une limite géographique en un bassin de vie partagé.
La seconde partie de la journée s’est projetée vers l’avenir. Les débats ont porté sur l’évolution nécessaire de la gouvernance transfrontalière. L’objectif est clair : simplifier les outils juridiques et préciser le rôle de la MOT pour que les spécificités frontalières soient mieux prises en compte dans les politiques nationales et européennes.

Ces premières Assises confirment que la question transfrontalière n’est plus périphérique, mais bien un laboratoire d’innovation pour l’Europe de demain.